Quinze oraisons de Sainte Brigitte

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Promesses faites à quiconque dirait ces oraisons durant un an

  • Il délivrera quinze âmes de sa lignée du Purgatoire.
  • Quinze justes de sa lignée seront confirmés et conservés en état de grâce.
  • Quinze pécheurs de sa même lignée seront convertis.
  • La personne qui les dira aura les premiers degrés de perfection et quinze jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux corps, afin que par celui-ci, elle soit délivrée de la faim éternelle ; je lui donnerai mon Précieux Sang à boire de peur qu’elle n’ait soif éternellement
  • Quinze jours avant sa mort, elle aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.
  • Je mettrai ma très victorieuse Croix devant elle, pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.
  • Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère et recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles.
  • L’ayant menée jusque-là, je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que je ne ferai point à d’autres ne disant pas mes Oraisons.
  • Celui qui dira ces Oraisons sera assuré d’être joint au suprême chœur des Anges.
  • Quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité.
  • Là où sont et seront dites ces Oraisons, Dieu sera présent avec sa grâce.

Il est recommandé de manquer le moins possible ; mais si pour un motif sérieux on les omet, on ne perd pas les privilèges qui y sont attachés, pourvu qu’on les récite 365 fois dans l’année. Il faudra les dire dévotement et bien se pénétrer des paroles qu’on prononce.

 Première Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus-Christ ! Douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l’instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée Divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps sacré et votre sang Précieux et, tout en les consolant avec douceur, vous les avez préparés à votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l’avez témoigné vous-même, disant : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. »

Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu’on vous a voilé les yeux et la face,  qu’on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d’épines, qu’on vous a mis un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups, accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant ma mort, une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

Deuxième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l’horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque tous vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles et de me faire arriver, sous votre protection à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

Troisième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Créateur du ciel et de la terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui  tenez tout et enfermez tout sous votre puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent sur la croix et vous tirèrent de tous côtés disloquant ainsi vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour envers vous. Ainsi soit-il.

Quatrième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, de sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre corps n’était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre père pour vos ennemis, lui disant : « Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. ». Par cette grande miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de très votre amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de mes péchés. Ainsi soit-il.

Cinquième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité, la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le bon larron, lui disant : « Tu seras aujourd’hui avec moi en Paradis. » je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort, vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

Sixième oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l’agonie et que vous avez recommandés l’un à l’autre en disant : « Femme, voilà ton fils ! » et à saint Jean : « Voilà ta mère ! ». Je vous supplie, ô mon sauveur par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre très sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles et de m’assister dans toutes mes épreuves, surtout à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.

Septième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Fontaine de pitié inépuisable, qui par une profonde affection d’amour avez dit sur la croix : « J’ai soif ! » mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon sauveur, d’exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres et d’éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

Huitième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Douceur des cœurs, suavité des esprits, par l’amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûté sur la croix pour l’amour de nous,  accordez-moi de recevoir dignement votre corps sacré et votre sang précieux pendant ma vie et à l’heure de la mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.

Neuvième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Vertu royale, joie de l’esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque, plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté et outragé par les juifs, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : « Mon Dieu. Mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? ». Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

Dixième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

Onzième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Abîme très profond de miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos plaies qui ont pénétré jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

Douzième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre Sang adorable ! O grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l’amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu’auriez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j’y lise sans cesse vos douleurs et votre amour. Que par le fidèle souvenir de votre très amère Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à vous, qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

Treizième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Lion de Juda, roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant : « Tout est consommé ! ». Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

Quatorzième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Fils unique du père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l’humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : « Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains ! ». Puis, votre corps déchiré, votre cœur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse mort, je vous conjure, ô Roi des saints de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu’étant mort au monde, je vive en vous seul. Recevez, je vous prie, à l’heure de la mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à vous. Ainsi soit-il.

Quinzième Oraison
Pater, Ave
Ô Jésus ! Vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l’abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d’un coup de lance par un soldat, vous avez donné du sang et de l’eau, de telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la croix, votre chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entrailles s’est tarie, la moelle de vos os s’est desséchée. Par cette amère Passion et par l’effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie. Ainsi soit-il.

Prière finale

Ô Doux Jésus ! Blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour, nuit et jour, me servent de pain ; Convertissez-moi entièrement à vous ; que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation ; que ma conversation vous soit agréable et que la fin de ma vie vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre paradis et vous louer à tout jamais avec vos saints. Ainsi soit-il.

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Tous mes remerciements à “Le Précurseur” pour le partage de ce trésor spirituel! Dieu vous bénisse.

La Chandeleur, les ténèbres et le 3e secret de Fatima

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Il est dit dans bien des prophéties qu’un des châtiments qui devra purifier le monde du péché des hommes sera une épaisse nuée de ténèbres qui envahira la terre entière 3 jours durant. En fait, il y a récurrence puisque cet élément fait partie des écrits de plusieurs mystiques catholiques depuis au moins deux siècles.

Ce que l’on nous annonce pour cette épreuve n’est pas des plus réjouissant: noirceur totale, démons rôdant pour purifier le monde, cris de terreur, bref colère divine dans toute sa terrifiante efficacité! Nous sommes avertis: quand ces choses se produiront, il ne faudra ni chercher à regarder dehors -cela rappelle l’épisode de la femme de Lot- , ni tenter d’aller récupérer qui ou quoi que ce soit à l’extérieur…

Il est aussi question de l’impossibilité de produire quelque forme d’éclairage que ce soit, à une seule exception: les cierges qui auront été bénis le jour de la Chandeleur. C’est d”ailleurs ce qui m’incite à publier ce commentaire en ce jour.

Le Père Pel

Bien que plusieurs âmes victimes ou mystiques aient eu cette révélation, celle du Père Pel (1878-1966), qui date de 1945, est d’une précision qui glace le sang.  Ses lettres de créances sont impressionnantes puisque, comme le rapporte le Marquis de la Franquerie dans son étude sur l’Ascendance davidique des rois de France, le bon Père, né à Lantenay dans l’Ain,  est cité en exemple par nul autre que le saint Padre Pio qui aurait répété son étonnement devant les pèlerins français venus le voir en Italie, arguant qu’il y avait en France “un si grand saint” (i.e. le Père Pel).

Outre l’amitié qui les unit, les deux hommes de Dieu partagent plusieurs traits en commun: le don de prophétie, la capacité à “lire les âmes” et surtout, les stigmates. Qui plus est, les deux disent la Sainte Messe de la même façon solennelle, y mettant plus de deux heures, malgré l’éprouvante souffrance infligée par les marques physiques de la Passion de Notre Seigneur. Détails qui n’est pas anodin, le Père Constant Louis-Marie Pel est aussi le directeur spirituel de Marthe Robin.

Les voies de Dieu étant impénétrables, c’est un banal accident de voiture qu’utilisa le Créateur pour rappeler à Lui son fidèle serviteur, alors âgé de 86 ans.

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Les 3 jours de ténèbres et autres “bagatelles” (pour un massacre?)

En revenant à nos moutons – qui comptent une majorité de brebis égarées…- il est nécessaires de citer en entier cette prophétie du Père Pel (les passages en caractères gras sont mis en relief par votre humble serviteur):

“Les péchés du monde allant crescendo, de très grands châtiments divins vont fondre sur le monde et aucun continent ne sera épargné par la Colère de Dieu. La France coupable d’Apostasie et reniant sa vocation sera durement châtiée. Elle sera divisée comme une ligne allant de Bordeaux à Lille. A droite de cette ligne tout sera dévasté et brûlé par l’envahissement des peuples venus de l’Est et aussi par de grosses météorites enflammées tombant en pluie de feu sur la terre entière et sur ces régions en particulier. Ce sera la désolation générale : révolution, guerre, épidémies, pestes et autres, gaz toxiques et chimiques, violents tremblements de terre.

Les volcans éteints de France se rallumeront, détruisant tout : Auvergne, Alpes, Pyrénées et autres lieux. Tandis que la partie gauche de la ligne sera moins touchée (Vendée, Bretagne, à cause de la Foi enracinée encore dans ces régions), mais néanmoins il faudra s’éloigner grandement des côtes, parfois même jusqu’à 50 km, pour échapper à leurengloutissement au fond des mers, comme Marseille ainsi que la Côte d’Azur qui le serontà cause des péchés commis et des scandales sur les plages de ces régions en particulier.

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Mais je dois vous dire que les sectaires et les grands ennemis de Dieu qui voudront s’y réfugier, croyant échapper à ce cataclysme mondial, y seront mis à mort par les démons eux-mêmes, quels que soient les endroits où ils puissent se cacher, car la colère du Seigneur est juste et sainte. D’épaisses ténèbres provoquées par la guerre, les incendies gigantesques et la chute des morceaux d’étoiles enflammées qui tomberont pendant trois jours et trois nuits feront disparaître le soleil, et seuls les cierges de la Chandeleur, bénis à cette occasion, pourront donner de la lumière dans les mains des croyants, mais les impies ne verront pas cette lumière miraculeuse car ils ont leurs âmes dans les ténèbres.

Ainsi les ¾ de l’humanité seront détruits et par endroit en France, il faudra faire cent kilomètres pour trouver son semblable. On en viendra à manger de la chair humaine pour survivre. Plusieurs nations disparaîtront de la carte du monde. La France sera bien petite, mais elle survivra en partie jusqu’à la fin des temps. Car elle redeviendra, ainsi purifiée, la « Fille aînée de l’Eglise » rénovée ; car tous les Caïn et les Judas de l’humanité auront disparu dans ce « Jugement des Nations », mais non encore la fin des temps qui devra avoir lieu plus tard.

La mer Méditerranée va disparaître totalement, les océans lanceront vers le ciel d’énormes jets de vapeur brûlants et balaieront les continents en un effroyable raz-de-marée anéantissant tout sur son passage, tandis que de nouvelles montagnes surgiront des océans et des terres, pendant que s’effondreront les Alpes et la Vallée du Rhin jusqu’au nord envahies par la mer. Ainsi, la carte du monde sera totalement changée, la terre aura de grandes secousses qui l’empêcheront de tourner sur elle-même normalement. Les saisons n’existeront plus trois années avant que la terre redonne des herbes et de la végétationGrande famine dans le monde entier.

Paris sera détruit par la Révolution et brûlé par des tirs atomiques des Russes depuis Orléans et la région de Provins. Tandis que Marseille et la Côte d’Azur s’écrouleront dans la mer.

Plus tard, quand vous verrez que ce temps redouté est proche, alors allez en Bretagnevous retirer, mais vers le centre loin des côtes qui s’écrouleront. Car ce fléau mondialcommencera par une froide nuit d’hiver et un effroyable grondement de tonnerre divin, au son anormal et rempli de cris démoniaques, sera entendu du monde entier ; ce sera lavoix du péché que les hommes épouvantés entendront cette nuit-là.”

Désolé d’avoir peut-être gâché votre dimanche…

Et ce n’est pas tout

Il est étonnant de retrouver ce même fléau annoncé par une autre sainte, soit Anna-Maria Taigi  (1769-1837), qui rejoint précisément les propos du stigmatisé français:

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«Voici venir sont sur l’ensemble de la terre une intense obscurité une durée de trois jours et trois nuits.

Rien ne sera visible, et l’air sera chargé de la peste qui demande principalement, mais pas seulement, les ennemis de la religion. En ce terrible moment, un grand nombre de ces hommes méchants, les ennemis de l’Église, et de Dieu, seront tués par ce fléau divin dont les cadavres autour de Rome seront aussi nombreux que les poissons, qui lors d’une récente inondation du Tibre recouvrirent la ville (note: Rome est en ce moment même inondée… pour ceux qui l’ignoreraient).

Tous les ennemis de l’Eglise, secrets et connus, périront sur terre au cours de cette obscurité universelle, à l’exception de quelques-uns, que Dieu convertira bientôt.

L’air sera infecté par des démons, qui apparaîtront sous toutes sortes de formes visibles».

Et dans une autre description plus détaillée elle reprend:

“Dieu enverra un double châtiment : l’un part de la terre, à savoir des guerres, des révolutions et d’autres maux ; l’autre part du ciel, à savoir une obscurité épaisse. Celle-ci empêchera de voir quoique ce soit. Cette obscurité sera accompagnée d’une infection dans l’air, ce qui fera périr non exclusivement, du moins principalement les ennemis de la religion. Des ténèbres pestilentielles peuplées de visions effroyables, envelopperont la terre pendant trois jours. L’air sera alors empesté par les démons qui apparaîtront sous toutes sortes de formes hideuses. Tant que durera l’obscurité, il sera impossible de faire de la lumièreSeuls, les cierges bénits préserveront de la mort, ainsi que les prières à la Sainte Vierge et aux saints Anges. Quiconque ouvrira la fenêtre par curiosité et regardera dehors ou bien sortira de sa maison, tombera aussitôt raide mort. En ces jours-là, tous doivent rester chez eux, réciter le rosaire et implorer la miséricorde divine. Tous les ennemis del’Eglise, cachés ou apparents, périront pendant les ténèbres, à l’exception de quelques-uns que Dieu convertira bientôt après. Le fléau de la terre a pu être mitigé par les prières, mais non celui du ciel, qui sera épouvantable et universel.

Après les ténèbres, saint Pierre et saint Paul descendront des cieux, prêcheront dans tout l’univers et désigneront le Pape ; une grande lumière, jaillissant de leurs personnes, ira se déposer sur le futur pape.

Le Pontife choisi selon le cœur de Dieu, sera assisté par Lui de lumières toutes spéciales. Son nom sera vénéré dans le monde et applaudi par tous les peuples. Il est le Pontife saint, destiné à soutenir la tempête. Le bras de Dieu le soutiendra et le défendra contre les impies, lesquels seront humiliés et confondus. Il aura à la fin de don des miracles.

Des nations entières reviendront à l’unité de la foi et la face de la terre sera renouvelée.

En ces temps-là, la religion chrétienne se répandra partout et il n’y aura plus qu’un Pasteur. La Russie et l’Angleterre se soumettront, la Chine se convertira.”

Les concordances avec Fatima

Ce qui étonne, c’est que plusieurs de ces éléments, tant chez le Père Pel que chez Anna Maria Taigi, concordent parfaitement avec ce que nous savons par le biais de soeur Lucie et les différents éléments “apocryphes” relatifs au 3e secret de Fatima.

  1. -DES NATIONS SERONT ANNIHILÉES
  2. - UN FEU DU CIEL CHÂTIE LA TERRE (les météorites…)
  3. - LES 3/4 DE L’HUMANITÉ DISPARAISSENT
  4. -LES OCÉANS EN VAPEUR, LES CONTINENTS ENVAHIS PAR LES EAUX (notamment, propos de Jean-Paul II à Fulda)
  5. -LA CONVERSION DE LA RUSSIE
  6. -UN TEMPS DE PAIX JUSQU’À L’ARRIVÉE DE L’ANTÉCHRIST (le triomphe du Cœur Immaculé).

Et il est inutile de préciser que tout cela rejoint aussi le  corpus prophétique associé au Grand Monarque (visiblement associé au Saint Pape).

À mon humble avis, et c’est la conclusion à laquelle j’en suis venu depuis quelques années, après une lecture et une relecture acharnée des prophéties catholiques et des apparitions mariales, nous avons LÀ le contenu du 3e secret de Fatima, avec bien des détails en bonus. Le tout débute fort probablement par l’Apostasie (depuis Vatican 2), un antéchrist sur le trône de Saint Pierre (Bergoglio) une guerre avec les Russes (militaire) et le Mahométans (civile)PUIS le châtiment du Ciel, culminant par les 3 jours de ténèbres. Ensuite arrivent le Saint Pape et le Grand monarque, puis se convertissent les nations, jusqu’à ce que vienne l’ultime antéchrist (“personne”…) C’est tout simplement cela que nous cache le Vatican!

Le fait est que le Ciel nous a tout dit et que, par précaution, Il a révélé ce que certains hommes mal intentionnés cacheraient (les ennemis de La Salette, de Fatima etc) en disséminant un message global parmi une foule de révélations privées concordantes (lesquelles permettent d’exclure toutes les fumisteries du type “Paul VI est vivant” entretenus par les dévots de la fausse apparition de Bayside et autres diableries du même acabit).  Ainsi en lisant les textes suivants (c’est un minimum, mais il en existe de nombreux autres), nous pouvons suivre de façon précise l’évolution de la situation (dans laquelle nous sommes déjà plongés…).

  • -Apparitions de Notre-Dame du Bon Succès (Quito, Équateur)
  • -Apparitions du Sacré Coeur à Paray-le-Monial
  • -Prophéties de sainte Anne-Marie Taigi
  • -Prophéties de l’Abbé Souffrant
  • -Apparition de Notre Dame à La Salette + secrets de Mélanie et Maximin (AINSI que leur correspondance privée!)
  • -Apparition de Notre Dame à Fatima + autres apparitions subséquentes à sœur Lucie, en plus des éléments reliés au cycle de Fatima
  • -Prophéties de la Fraudais
  • -Prophéties du Père Pel

À cela s’ajoutent ÉVIDEMMENT (en priorité , en ordre de lecture) les Saintes Écritures, particulièrement les Évangiles, l’Apocalypse et le livre de Daniel.

Quiconque “aligne” les écrits pré-cités et les mets en parallèle risque d’en arriver à une conclusion ressemblant fort à la mienne.

Évidemment, je suis pour une approche non mathématique du sujet: je ne CHERCHE PAS à connaître les dates… je crois que certains ont fait la démonstration, de brillante façon (quoique bien involontairement) que cela rend le chercheur “monomaniaque” et conduit à la frustration en permanence…

Ceci dit, je suis PERSUADÉ que le “châtiment originant de la terre” (guerres, révoltes, famines) est DÉJÀ en voie de réalisation et que la guerre civile  ET la guerre mondiale pourraient survenir d’un jour à l’autre. Le reste? 2017? Potentiellement.

Je termine cette longue intervention en vous faisant remarquer qu’étrangement, Saint Michel (Patron de la France) est sensé intervenir en personne pour enchaîner le démon… ce qui est annoncé clairement dans Apoc. 12:7, et ce que relate aussi Mélanie dans une lettre privée  (je vous donnerai la référence plus tard). C’est plus qu’intéressant!

Alors, “Alea jacta est”… et si vous priez le Rosaire, revêtez votre scapulaire brun, pratiquez la dévotion de premiers samedi, et FAITES UNE PROVISION DE CIERGES DE LA CHANDELEUR, vous serez mieux “préparés” que les “preppers” qui accumulent les munitions, les vivres, et construisent des forteresses… Sachons choisir les bonnes armes afin de pouvoir dire au moment crucial “bonum certamen certavi”!

Dans l’union sacrée des Coeurs de Jésus et Marie,

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POUR EN FINIR AVEC “LE QUÉBEC”!

 Il y a des lustres que je n’ai rien publié sur ce blog. Force m’est donc d’avouer qu’une certaine paresse, un brin teintée de fatigue mentale, en est la cause principale : « mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ».  Ceci dit, il ne faudrait cependant pas conclure à une abdication unilatérale, à une grève de la plume tout azimut, loin s’en faut! Néanmoins, ce que l’on écrit pour soi étant bien souvent sibyllin voire indigeste pour autrui, vous aurez probablement raison de vous réjouir de cette réclusion.

Comment expliquer que le « cas » que je m’apprête à aborder ait, en ce moment précis, forcé mon retour en ligne? Les sujets n’ont pourtant pas manqué qui aurait normalement pu/dû inspirer des articles fleuves en vingt volets chacun! De la démission d’un pape, sous une pluie de météorites, du  Jihad lancé mondialement au cri de « Dieu est grand », de la destruction systématique des valeurs fondatrices de l’Occident par des gouvernements enragés, rien n’aura suffit! Non pas que de pareilles circonstances n’aient su faire germer les idées et les réflexions, bien au contraire. Cependant, j’ai encore le sentiment qu’une unité de destin cohérente lie ces éléments, en apparence disparates. Ces conclusions m’ont plutôt recommandé la prudence dans l’analyse, m’indiquant que certains marqueurs, qui ne sont pas encore apparents, permettront de regrouper le tout dans une analyse globale qui, le temps venu, s’avérera néanmoins ardue.

Certains se diront, à juste titre peut-être, que je saisi cette bien petite perche pour faire un retour graduel, un tantinet facile, sur la blogosphère. Le temps validera ou invalidera cette impression, mais pour l’heure, j’ai décidé de mettre des choses au clair, et cela satisfait mon besoin de justifier le geste que je pose à l’instant

J’ai reçu, il y a une semaine, un « gazouilli » (tweet) bien simple, concis à l’extrême, lequel me posait tout bonnement une question, anodine,  à la fois légitime et visiblement sans arrière pensée :

-  «Ah Vous vivez au Québec ? »

« Diantre! » vous direz-vous, « quelle mouche l’a piqué pour qu’une phrase aussi insignifiante l’ai à ce point éperonné? Sortir de sa retraite pour répondre à une question de géographie, voilà qui est bien insensé ».  Vous aurez sans doute raison de vous interroger sur la portée de si peu de mots, et force m’est de vous citer ma réponse :

-  « Je n’aime pas cette appellation, pour des raisons historiques, mais pour la forme je dois dire oui…»

Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire?

Me faisant l’avocat du diable – pour qui je n’ai pas de sympathie particulière!- je me le suis demandé tout en l’écrivant.  Or, ce qui me semblait jusque là être une évidence est soudain devenu beaucoup moins intelligible. Certes, ce Québec n’est qu’une malheureuse machination, fruit des contrecoups de l’histoire et du travail de sape de ceux qui, sous prétexte de l’émanciper, l’intoxiquent mortellement jour après jour depuis la seconde moitié du vingtième siècle.  Mais cette explication, qui la connaît? Cette vision, qui la partage? Bien peu de gens à vrai dire, si tant est que personne ou presque ne questionne les idées reçues. « Que faire? » me suis-je alors demandé. Aborder la question, ne serait-ce qu’en surface, équivaut quasiment à nettoyer les écuries d’Augias avec une brosse à dents! Pourtant, il est fort probable qu’un retour de balancier de cette histoire toute en ironie, aiguillée à dessein par la divine Providence, nous pousse bientôt à clarifier cette question de base : Qu’est et que n’est pas le Québec?

En notre époque de complaisance de masse, le Québec est d’abord mal compris par ceux qui y vivent. De là, il ne faut pas s’attendre à ce que la perception qu’en ont  les étrangers soit d’une grande limpidité! C’est que la mémoire de ceux qui habitent cet espace géographique met à mal la devise que s’est donnée la province canadienne en question : « je me souviens ». Cette capacité à se souvenir est remise en question dès lors qu’on aborde la question de l’identité. C’est justement sur cette question précise que des générations successives de gauchistes, pirates et iconoclastes, ont répandu puis entretenu une confusion de mots qui n’a pas tardé à se transmettre aux idées qui s’y rattachent.

Québec et Canada

Commençons d’abord par rappeler l’origine et la signification du nom même de Québec. Voulant éviter toute controverse, ainsi que les accusations de pédantisme éventuelles, j’accepte donc de référer à Wikipedia, lequel site n’est pas suspect de pointillisme aux yeux du grand public :

« Le vocable « Québec » — signifiant « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquine — était employé par les Algonquiens, les Cris et les Micmacs pour désigner le rétrécissement du Saint-Laurent à la hauteur du cap Diamant, lieu de fondation de la ville de Québec. En 1632, Samuel de Champlain décrivit ainsi l’endroit : « […] un détroit dans le fleuve, comme le disent les Indiens […]. » Puis au fil du temps, le nom changea d’orthographes : Qvebecq, Quebeck, Kébec, Québecet Kebbek ». (Réf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Québec)

Que conclure? Premièrement, que l’expression en question, en langue autochtone, concerne un lieu géographique précis – i.e. le site choisi par Champlain pour établir sa colonie – dont elle décrit les particularités physiques. Québec, donc, c’est le nom propre à une ville, fondée en 1608. Jusque-là, il y a consensus. Par voie de conséquence, un Québécois est un habitant de ladite ville.  J’y reviendrai.

L’ensemble des terres découvertes par Cartier, en 1534, avait reçu le nom de Canada, expression aussi empruntée aux dialectes locaux (Kanata dans la langue des Wendats, rebaptisés Hurons par les Européens), laquelle ne désignait en fait qu’un… village! La colonie est donc connue dès ses origines sous ce nom spécifique auquel s’ajoute la désignation de Nouvelle-France (Nova Francia ou Nova Gallia sur les cartes d’exploration datant du règne de François 1er).

Les Français qui émigrent et prennent racine au Canada, ainsi  que ceux qui y naissent, prennent donc le nom de Canadiens. Dans les faits, il s’établit rapidement une distinction entre Français de passage et Français du Canada, les premiers reprochant aux seconds une témérité et une insoumission qui sont perçus comme des traits culturels particuliers.

La Nouvelle-France à la veille de sa cession à l'Angleterre.

La Nouvelle-France à la veille de sa cession à l’Angleterre.

Après les revers de la guerre de Sept Ans, le Traité de Paris (1763) cède le Canada et ses 50,000 habitants à la Couronne d’Angleterre : à l’heure des choix, Louis XV a malencontreusement préféré le rhum des Antilles aux « quelques arpents de neige » raillés par Voltaire. C’est donc à juste titre que les fidèles sujets canadiens se sont sentis abandonnés et trahis par les élites qui, à l’exception des membres du Clergé, plièrent bagages et rentrèrent en France. Les nouveaux maîtres anglais, prenant possession du Canada, en firent une province militaire en choisissant le siège de l’ancienne administration française comme chef-lieu de ce qui devient alors la Province of Quebec.

À ce stade, les nouveaux sujets Français du roi d’Angleterre (des « malgré nous » avant la lettre!) sont encore et toujours des Canadiens dont le gouvernement immédiat siège à Québec. Les Québécois demeurent les seuls habitants de la ville de Québec.

Remarquons enfin au passage que, jusqu’à ce point, ville ou province, Québec demeure « féminine » comme Paris, Rome, la Bavière ou la Vendée : il est impossible de décliner son nom au masculin (i.e. « le Québec »).

Catholiques et Français toujours…

Toujours est-il que, la divine Providence veillant au grain, la colonie abandonnée fut ainsi miraculeusement épargnée de la Révolution de 1789, conservant intactes la langue et la religion héritées des ancêtres. Ironiquement, c’est donc cet assujettissement à l’Angleterre qui épargna aux descendants de colons venus principalement de l’Ouest (Normandie, Bretagne, Saintonge, Picardie, Poitou) à la fois la Révolution américaine & la Révolution de 1789! À l’inverse, il est permis d’imaginer que les familles de plusieurs des nobles seigneurs retournés en France, après la honteuse paix de 1763, furent décimées par la tourmente révolutionnaire.

Bien que d’abord « fortement incités » à abandonner le français et le catholicisme, les colons resserrèrent les rangs derrière le Clergé.  L’obéissance civile des Canadiens contre la conservation de leur Foi, leur langue, voire leur code civil, tel fut le pacte négocié par l’Église et consenti par un gouvernement britannique (Acte de Québec de 1774) soudain soucieux de s’attacher la loyauté de ces habitants courtisés par les révolutionnaires américains.

Grâce à ces gains, avec la bénédiction de l’Église, la vieille France survivait donc dans la nouvelle, sans que personne n’y porte la moindre attention! Cette réalité persistera jusqu’à que vienne en 1960 une autre révolution, insidieusement qualifiée de « tranquille », laquelle marquera, nous le verrons, la fin du début et le début de la fin.

Canadiens…français

L’Anglais ne prendra jamais vraiment racine dans la vallée du Saint Laurent. Hormis quelques riches marchands, des soldats en garnisons et des notables chargés d’administrer ces indésirables Catholiques du Canada, bien peu s’y risquent. La seule population anglophones qui s’implante dans la Province of  Quebec à des fins de colonisation classique (exploitation du sol et peuplement) est principalement issue de la migration des loyalistes ayant fuit la Révolution américaine. Ces colons, Anglais et Écossais (et mercenaires Hessois ayant pris part aux combats contre les Insurgents), s’établissent  tout juste au nord de la frontière canado-américaine, région qu’ils développent en townships (Eastern townships devenus Cantons de l’Est).

Bien qu’habitants le Canada d’alors, dans la Province of Quebec, aucun des Anglais de l’époque ne songe à s’intituler Canadien et encore moins Québécois : Anglais ils sont et Anglais ils entendent demeurer. Le Canadien c’est celui qu’on surnomme l’habitant, ce descendant des Français arrivés un siècle auparavant, lequel porte si souvent le prénom de Baptiste ou Jean Baptiste.

Ces Anglais ou plutôt British citizens, sont de facto un groupe anglophone. Remarquez, je n’utilise pas ce qualificatif à la légère et de façon  anachronique puisque, contrairement au bloc homogène des Français catholiques du Canada, ces groupes ne sont souvent unis que par l’usage d’une langue commune.  Les cas de métissage entre Canadiens et anglophones du Canada sont l’exception qui confirme la règle.

En 1791 le gouvernement britannique décide de séparer le territoire canadien en deux entités indépendantes qui ne se rencontreront de plus d’un demi-siècle plus tard : la Province of Quebec devient le Bas-Canada et ce qui constitue aujourd’hui le territoire de l’Ontario prend le nom de Haut-Canada. C’est dans ce Haut-Canada que s’épanouira la majeure partie des Anglais/anglophones. Ce dédoublement des Canada suscite le second problème auquel sera confronté le peuple canadien d’origine. En effet, jouissant désormais d’une légitimité nationale toute fraîche, les British se risquent de plus en plus à revendiquer le qualificatif de Canadians. Canadiens et Canadians se voisinent mais ne se mêlent pas, revendiquant chacun une identité que tout distingue de celle de l’autre. N’empêche, les «Jean Baptistes » sont embêtés et ne veulent pas être pris pour ce qu’ils ne sont pas. Alors émerge l’emploi progressif du terme Canadien-français qui deviendra d’usage courant au fil du 19e siècle.  L’Acte d’Union de 1848, la multiplication des provinces, la Confédération de 1867, rien de cela ne changera cette affirmation collective destinée à établir la « primogéniture » des fils de France au Canada.

Ce peuple a ses écrits, ses aspirations propres (dont le chanoine Lionel Groulx sera un jour le héraut), son drapeau (le fleurdelisé frappé du Sacré-Cœur) et ses symboles : la feuille d’érable et le castor. Il aura enfin sa Société nationale (la Société Saint Jean Baptiste), placée sous le patronage du précurseur, laquelle reçoit pour mandat de préserver les liens entre les différentes communautés de la diaspora canadienne-française. Les Canadiens-français s’affirment donc comme groupe ethnique, religieux et culturel. Ces trois éléments forment pour longtemps un tout indissociable.

Je fais donc ici une autre pause  pour interroger mon ou mes lecteur (s) (l’humilité m’empêche de présumer que j’en aurai plusieurs, mais l’espoir – qui est aussi une vertu!- m’autorise à penser qu’ils seront plusieurs) : À quel moment de cette évolution historique peut-on parler de pays du Québec ou de peuple québécois? Quelle est donc la base des incroyables revendications de ceux qui veulent « un Québec  francophone et laïc» sous prétexte qu’ils constituent un peuple distinct?  L’effronterie mérite qu’on l’expose…

La chute

La France, Fille aînée de l’Église, a connu une violente révolution qui s’est employée à détruire toute trace de son passé historique, trop évocateur de sa vocation au sein des nations. Dans les faits, cette violence initiale s’est atténuée après l’arrivée de Bonaparte et a, depuis, connu des sursauts épisodiques jusqu’à nos jours. La Nouvelle-France a connu en ce sens un sort bien différent.

Vaincue militairement, elle ne s’en est pas moins rebellée à chaque fois que l’on a ouvertement tenté de toucher à ses valeurs et ses institutions.  Hormis la fameuse révolte de 1837-1838 qui est à inscrire dans le courant révolutionnaire du 19e siècle, jamais ces mouvements de résistance n’ont connu d’échec durable. Lord Durham, envoyé au lendemain des troubles révolutionnaires du Bas et du Haut Canada avait expressément recommandé d’assimiler ces troubles fêtes,  ce « peuple sans histoire et sans littérature» (!). (je recommande à ce sujet la lecture de cette brève rubrique de l’encyclopédie canadienne http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/rapport-durham).

Ce plan d’assimilation – linguistique- n’a pu fonctionner tant et aussi longtemps que les Canadiens-français firent front commun, unis sous l’égide de la religion catholique. Loin de disparaître, comme l’aurait souhaité l’administration britannique, ce peuple proliféra à un point tel que les 50 000 colons laissés pour compte au Traité de Paris devinrent une masse compacte d’environ six millions d’âmes deux siècles plus tard! Je ne puis m’empêcher de penser à cette phrase de monsieur Paul Girault de Coursac qui me disait à ce sujet, en 1993 : « Quelle incroyable perte pour la France! »

Les persécutions administratives, les tiraillements sociaux, les controverses politiques, rien n’eut raison de ces têtus French pea soup. Le nationalisme sain, la religiosité sincère et un esprit de sacrifice hors pair motivaient ces gens simples et travaillant à faire des enfants! Le foyer principal de ce peuple demeurait la Province de Québec, mais on le retrouvait désormais présent jusque dans les États de la Nouvelle-Angleterre (notamment le Massachussetts) et dans les nouvelles provinces de la Confédération canadienne née de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867. Woonsocket USA, Saint-Boniface Manitoba? Partout les Sociétés Saint Jean Baptiste et l’Église maintenaient le lien entre ces communautés unies par un même profond sentiment d’appartenance. Canadiens-français et catholiques, rien ne pouvait changer cette réalité… du moins en apparence.

En sourdine d’abord, puis ouvertement ensuite, un mouvement libéral s’était répandu parmi l’intelligentsia canadienne-française, notamment depuis la révolte manquée de 1837.  Ces partisans d’un nationalisme citoyen et laïc, ouvert aux idées venues d’Europe, étaient pour la plupart issus de la bourgeoisie aisée – comme en 1789 – et n’avaient guère de sympathie pour ce peuple qu’ils qualifiaient volontiers d’« arriéré ».  Qu’il était frustrant de ne pouvoir convaincre des gens dont les convictions faisaient obstacle aux leurs! Il fallait jouer de patience puisque la grande mascarade de la démocratie nécessite le recrutement de suffisamment de « figurants » pour donner une apparente légitimité aux gains électoraux éventuels du clan libéral. En dehors de quelques étudiants bourgeois exaltés, les révolutionnaires de salon ne trouvèrent que bien peu de sympathisants, un siècle durant.

Le 20e siècle allait rendre de bien grands services à leur cause en propulsant l’American way of life chez nos voisins du Sud. Cette culture consumériste, matérialiste, adulant le divertissement, l’absolutisme des libertés individuelles et le culte quasi religieux du progrès technologique provoquait l’envie et servait parfaitement les visées des libéraux. Depuis la crise de 1929 jusqu’au décès du Premier ministre Maurice Duplessis en 1959, ils s’employèrent habilement à jouer sur le contraste flagrant entre le mode de vie des Canadiens-français et celui de leurs clinquants voisins du Sud. Deux guerres mondiales et une crise économique majeure avaient lourdement éprouvé ces gens simples, souvent agriculteurs ou ouvriers, qui avaient de plus en plus de difficulté à assurer la subsistance de leurs familles nombreuses. Bien des historiens et des analystes a posteriori tentent de nous faire croire que la « Révolution tranquille » de 1960 fut le résultat d’une volonté globale d’émancipation de valeurs périmées : rien n’est moins vrai. En réalité, c’est cette envie matérielle nourrie par  la propagande hollywoodienne et rendue possible par la prospérité de l’après guerre qui poussa le petit peuple au reniement de soi.

Évidemment, on nous parlera du collectif d’artistes qui publia le Refus global, des jeunes intellectuels libéraux de gauche à l’assaut du système, de Cité libre, des mouvements syndicaux et de combien d’autres mythes encore; dans les faits, n’eut été du changement de mentalité à grande échelle entraîné par l’American way of life, ces mouvements marginaux n’eurent connu aucun succès durable. Si cette révolution fut « tranquille », c’est qu’elle fut le fruit d’un travail de sape plutôt que le résultat d’une classique attaque frontale comme ce fut le cas partout ailleurs.  Il suffisait d’être patient et de montrer aux Canadiens-français que la ville, la radio, la télévision, le cinéma, là était le bonheur. Les Américains moyens étaient, disait-on, riches, toujours heureux, avec de surcroit des familles « raisonnables » de 2-3 enfants : pourquoi ne pas prendre exemple sur eux?

Un monde d'utopie ou une existence baignée dans le luxe, les loisirs et la jouissance des biens de ce monde "here and now": l'American way of life en tant qu'instrument de déviation des valeurs catholiques et françaises au Canada

Un monde d’utopie ou une existence baignée dans le luxe, les loisirs et la jouissance des biens de ce monde “here and now”: l’American way of life en tant qu’instrument de déviation des valeurs catholiques et françaises au Canada

Le clergé, qui tentait avec de moins en moins d’ardeur de renverser la tendance, perdait de son influence, connaissant lui aussi une crise de l’ombre. Cette crise, le pape saint Pie X avait tenté jadis tenté d’y apporter une solution en dénonçant le modernisme qui foisonnait au sein de l’Église depuis déjà belle lurette. Néanmoins, malgré les efforts de Pie XII les libéraux avaient, depuis la fin de la guerre, réussit à investir jusqu’aux plus hautes sphères de la hiérarchie ecclésiastique. Bref, pour paraphraser Mgr Richard Williamson de la FSSPX, dans la société dite catholique des années 1950 seules subsistaient les apparences de catholicisme.

Le Canada français avait certes été un solide bastion de résistance, mais le clergé et les intellectuels l’abandonnaient comme l’avait fait la noblesse française presque exactement deux siècles plus tôt. La masse baissa les bras à la mort de Duplessis, qui fut perçue comme la fin de l’Ancien Régime.  Enivré par les promesses d’une vie moderne venue d’Hollywood, elle se lança imprudemment dans un monde qui, pensait-on, devait bien avoir des airs de comédie musicale. Un malheur n’arrivant jamais seul, le concile Vatican II poussa les états catholiques à la sécularisation pure et simple en semant le doute chez les Catholiques canadiens qui perdaient du coup la plupart de leurs repères moraux.

Diviser pour mieux régner

Une révolution que l’on étale sur deux siècles hypnotise lentement ses proies au lieu de les agresser, de telle sorte qu’elle triomphe non en leur infligeant une défaite mais en obtenant leur abdication, pleinement consentie. Le libéralisme, destiné à tout détruire, au nom du relativisme et du progrès, est la drogue soporifique, inodore et incolore, que l’on a patiemment injectée aux masses occidentales.  Ainsi en fut-il au Canada français comme en Europe, alors qu’il a investi l‘Église, les écoles de pensée autonomistes et nationalistes, puis ultimement, les individus. C’est cette pensée viciée qui a mené à ce non sens profond qui fait que les Québécois se réjouissent de nos jours de la tranquillité feinte de ce bouleversement qui a non seulement fait éclater les structures sociales en place mais, horreur, a créé un peuple, de toutes pièces, signant l’acte de décès d’une nation tricentenaire !

Car, selon la formule consacrée, du chaos naquit un ordre nouveau : à l’instar des précurseurs de 1789, les révolutionnaires de la province de Québec ont d’abord opposé comme irréconciliables progrès et foi, modernité et traditions, avenir et passé. Pour employer une expression populaire, le mot d’ordre fut de « jeter le bébé avec l’eau du bain »!

Or, de par son histoire, le peuple canadien-français était un témoin gênant de la supériorité même de ces valeurs tant décriées. Sa simple survie, sa prolifération, son rôle missionnaire unique et ses accomplissements politiques et sociaux avant-gardistes accusaient le mensonge des libéraux. La solution ? L’amener à saborder son propre navire. Mais les actes auto-génocidaires trouvant difficilement preneur, il a fallu jouer de ruse. Un premier plan en deux étapes fut mis en branle, lequel consistait à diviser pour mieux régner. Il fallait, pour les libéraux, en arriver à briser l’unité de l’impressionnante masse humaine qu’était devenu le Canada français, lequel s’étendait d’Est en Ouest du Canada, avec d’importantes ramifications sur la côte Nord-est des États-Unis.

La révolution dans l’Église allait faciliter leur entreprise, Rome semblant officiellement se ranger à l’idée que la foi n’était plus affaire collective mais plutôt un choix personnel. Les Catholiques du Canada français furent donc soudain confrontés à une notion de bien commun qui pour la première fois dans son histoire dissociait l’Église et l’État. De caractéristique intrinsèquement nationale, la foi devenait simplement un élément « commun à une majorité », lequel ne pouvait plus être évoqué au risque de brimer ceux qui ne s’y reconnaissaient pas. Du coup, sans que les effets ne soient perceptibles du jour au lendemain, le Canada français était blessé dans son âme profonde.

Déchiré intérieurement, il suffisait ensuite de s’en prendre à sa chair, de réduire sa multitude en la fragmentant d’abord pour mieux cloisonner chacun de ses éclats dans une mosaïque de chauvinismes niais et stériles. La Société Saint Jean Baptiste, laïcisée puisqu’infiltrée, fut l’initiatrice désignée de cet acte de destruction par voie de fragmentation. Laissez-moi ici souligner l’ironie de ces moments d’histoire où l’on entame une mise à mort sous la bannière du faux espoir afin de mieux berner les foules qu’on pousse au suicide. Tout comme l’enfer de la guillotine avait été pavé par les textes pompeux de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la mort du peuple auquel on allait substituer une multitude de communautés culturelles allait débuter par les États généraux du Canada français.

De 1966 à 1969 se tinrent donc ces fameux États généraux qui eurent tôt fait de conclure que le peuple canadien français avait son foyer principal au Québec (remarquez l’acrobatie!) et qu’il fallait s’atteler à élaborer une constitution québécoise. Les milieux prétendument respectables – syndicats, associations financières, cercles d’étude, associations d’enseignants etc – rejoignaient et intronisaient la terminologie des gauchistes du FLQ (Front de Libération du Québec), du RIN(Rassemblement pour l’Indépendance Nationale) et du nouveau MSA (Mouvement Souveraineté-Association). Dans les faits, ces mouvements avaient investi la Société Saint Jean Baptiste depuis déjà quelques années était devenue un simple organe de diffusion de leur propagande.

Je ne surprendrai donc personne en affirmant que ce détournement des intérêts de l’ensemble d’une communauté nationale au profit de groupuscules allait avoir des répercussions aux conséquences profondes : le peuple canadien-français allait dès lors devenir une multitude de communautés culturelles minoritaires en leurs territoires respectifs. Ainsi donc naquirent les Québécois, les Franco-ontariens, les Franco-manitobains, les Fransaskois et autres minorités dont la langue d’usage devenait la seule particularité.

Les "francophonies hors Québec" sont des regroupements culturels édulcorés, coupés de leurs racines profonde, réduite souvent à une unité purement linguistique qui évacue  le fait canadie-français. Cette publicité "franco-ontarienne" en est un témoin éloquent: drapeau déchristianisé, dont le lys représente la LANGUE française et le trilium, l'appartenance provinciale. La date du 25 septembre, fête du "drapeau" se détache de la fête de Saint Jean Baptiste, patron des Canadiens-français. Les couleurs revêtent une signification purement païenne: le vert et le blanc représentent respectivement l'été et l'hiver!

Les “francophonies hors Québec” sont des regroupements culturels édulcorés, coupés de leurs racines profonde, réduits souvent à une unité purement linguistique évacuant le fait canadien-français. Cette publicité “franco-ontarienne” en est un témoin éloquent: drapeau déchristianisé, dont le lys représente la LANGUE française et le trilium, l’appartenance provinciale. La date du 25 septembre, fête du “drapeau”, se détache de la fête de Saint Jean Baptiste, patron des Canadiens-français. Les couleurs revêtent une signification purement païenne: le vert et le blanc représentent respectivement l’été et l’hiver!

Comme il sied aux minorités, toutes – sauf celle du Québec, majoritaire dans sa province – se virent contraintes de voir dans le gouvernement fédéral un arbitre ultime, garant de leurs droits. L’assimilation à l’anglais, souvent entreprise sous le couvert de lois provinciales sur l’enseignement unilingue anglais, s’était jusqu’alors boutée à la résistance farouche des canadiens français soutenus par leur clergé et par la communauté étendue, mais tout allait aussi basculer : minoritaires, isolés, ces Franco-X, de guerre lasse, se sont laissés séduire par les machiavéliques politiques de bilinguisme d’un Pierre Elliott Trudeau qui, hors Québec, fit figure de héros national. Le temps faisant inévitablement son œuvre, ces poches de population en vinrent à se fondre dans le paysage culturel majoritaire au point soit de s’assimiler en totalité, soit de parler un idiome qui ne peut raisonnablement pas plus se réclamer du français que le créole. Le Québec, laïc, gauchiste, réducteur, était né sur les ruines du Canada-français, après avoir sacrifié ses enfants éloignés au Moloch de la modernité.

Le vol d’identité

Je ne serais pas impressionné outre mesure par un lecteur qui, à ce stade, n’aurait pas compris pourquoi je m’offusque de ce meurtre de masse, de ce détournement d’intérêts, de ce musellement de notre identité ancestrale, bref de cette supercherie qu’est le nationalisme québécois. Cette construction récente, iconoclaste, n’a aucune légitimité. Pourquoi? Parce que, comme je viens de le démontrer,  le néologisme de Québec ne désigne rien d’autre qu’une ville – que j’adore- ou une province dont les limites ont été établies par l’administration coloniale britannique. Loin d’être un gain, cette nouvelle terminologie est un sabordage en règle et une atteinte à la mémoire de nos ancêtres qui, je le rappelle, ont une histoire qui remonte en ligne droite jusqu’au baptistère de Reims, en l’an 492!

Pour quiconque est familier avec la réalité qui prévaut de nos jours au Québec, il est donc aisé de comprendre que la révolution enclenchée en 1960 demeure inachevée : elle ne connaîtra de répit que le jour de la disparition de ceux qui, grâce à elle, sont passés de Canadiens-français à Québécois, puis à Québécois de souche. De nos jours l’on a remplacé l’identité française (i.e. avec son bagage historique, culturel et ethnique inhérent) par une « appartenance à la francophonie » – au même titre que les Antillais ou les Maghrébins.  Les Québécois sont désormais devenus les habitants du territoire du Québec, sans distinction d’origine et de credo. Le simple fait de revendiquer une identité se rattachant à ce passé dont j’ai nostalgiquement et maladroitement évoqué le spectre relève de l’anticonformisme, du racisme, voire du fascisme. Le Québec préfère se targuer de son avant-gardisme en matière de politiques sociales (i.e. avortement, mariage homo, euthanasie, accommodements raisonnables…) tout en revendiquant une indépendance politique sur la seule base de la langue d’usage. Humainement, tout semble être perdu.

Comme si cela ne suffisait guère, les Anglo-canadiens ont su ajouter l’insulte à l’injure en brigandant notre passé historique, avec la complicité des bandits de la gauche québécoise, nous dépouillant de notre symbolique traditionnelle qu’ils se sont appropriée. La feuille d’érable est donc devenue l’emblème d’un pays ou elle ne pousse que dans deux provinces. L’hymne national adopté par Ottawa est un chant patriotique canadien-français du 19e siècle et le castor, dont le commerce de la fourrure a longtemps été la base de l’économie de la Nouvelle-France, est le symbole animalier d’un Canada désormais issu en majorité de l’immigration non européenne.  L’utopie canadian s’est drapée de nos propres vêtements!

Certains se surprendront de voir que l'hymne "canadian" était originalement un chant patriotique canadien-français ou l'on parle de "races étrangères" et de "vive le Christ et le Roi"

Certains se surprendront de voir que l’hymne “canadian” était originalement un chant patriotique canadien-français ou l’on parle de “races étrangères” et de “Pour le Christ et le Roi”…

Toujours soucieux de couper tous liens à notre passé dès lors qu’ils en découvrent quelques parcelles oubliées, les chantres de la modernité québécoise ont obtenu l’abrogation de l’article 92 de la Constitution canadienne. Qu’est-ce à dire? Tout simplement qu’ils ont évacué manu militari l’enseignement du catholicisme dans les écoles, droit négocié et obtenu au prix d’un inépuisable combat par nos ancêtres. Mais encore? Ces mêmes animaux ont officialisé la célébration de la Saint Jean Baptise, faisant du 24 juin un congé férié, prenant soin de n’y plus référer que sous le vocable exclusif de Fête nationale des Québécois, laïcité oblige. Enfin, le lys blanc, virginal et marial, a été remplacé par l’iris versicolore en tant qu’emblème floral québécois. Le prétexte? Le lys blanc ne pousse pas a l’état sauvage sur le territoire du Québec! Demandez-moi maintenant si le lion est un animal courant de la faune britannique…

En évacuant le lys blanc (qui figure sur notre drapeau) et en le remplaçant par l'iris versicolore, le PQ s'en prend à l'origine du symbole: le lys de la Nouvelle-France est blanc sur fond bleu, c'est un lys royal certes, mais surtout religieux: il est le lys virginal, fleur associée à Notre-Dame (et à Saint Joseph son époux).

En évacuant le lys blanc (qui figure sur notre drapeau) et en le remplaçant par l’iris versicolore, le PQ s’en prend à l’origine du symbole: le lys de la Nouvelle-France est blanc. C’est un lys royal certes, mais surtout religieux: il est le lys virginal, fleur associée à Notre-Dame (et à Saint Joseph son époux).

Il faut en finir avec le Québec!

Il faut donc en finir avec le Québec, ne serait-ce que pour deux raisons, l’une locale, l’autre de portée internationale.

Premièrement il faut dénoncer cette appellation parce qu’elle n’est rien d’autre qu’une une fraude intellectuelle opérée au détriment  d’un peuple qu’elle oblitère. Une de ses pires exaction est d’avoir réussit à créer une dichotomie opposant  Canada et Québec. Les révolutionnaires « québécois » ont assis leur légitimité sur une haine du Canada, royaume français vieux de presque 500 ans, qu’ils ont à dessein identifié au seul système confédéral anglophone né en 1867.  Honni comme antinationale, cette désignation de Canada a été jetée aux orties, accélérant du coup le processus rêvé par lord Durham, « britannisant » nos noms et symboles. Cette opération a créé des Québécois et des Canadiens qui n’en sont pas!

Cette tabula rasa avait un objectif qui ne se révèle que lorsqu’on l’analyse a posteriori : ces deux créations simultanées sont, en moins d’un quart de siècle, devenus des agrégats de communautés aux origines diverses qui, selon la langue, revendiquent une allégeance purement civique, dépourvue de toutes racines historiques communes. L’Amérique du Nord n’échappe pas aux tendances : le but des souverainistes du bien nommé Parti Québécois est de créer un État de gauche, multiculturel, de langue française. Ce microcosme utopique ne serait qu’une autre « image de la bête », de ce gouvernement mondial que l’on tente partout de nous imposer, au mépris de nos identités propres. Car, et c’est l’ironie de la chose, hormis l’élément linguistique et une propension avérée aux mesures sociales décadentes, CE Québec propose un genre de société métissée identique à CE Canada au sein duquel il prétend ne pouvoir s’épanouir.

Contrairement à ce que la propagande clame haut et fort, Il n’y a donc pas d’opposition réelle dans ces projets de société. L’utopie faussement nationaliste du PQ ne peut être l’objet de l’adulation de ceux qui, sur la base de notre histoire, prétendent être de vrais patriotes. Ceux qui s’y laissent prendre sont soit bernés par des arguments fallacieux,  soit aveuglés par leur désir d’un pays « français » à TOUT prix.

Il ne nous reste qu’à refuser en bloc ces options, lesquelles ont toutes deux été élaborées, dès l’origine, de façon à diviser les nôtres et à diluer notre héritage catholique et français: la collaboration mène ses partisans bien au-delà des portes de l’enfer.

Ce qui fait ensuite qu’il soit nécessaire de mettre fin au mensonge québécois c’est qu’il constitue l’ultime accomplissement de la Révolution  dite française : La France et ses peuples des deux côtés de l’Atlantique ont tant à perdre dans cette bataille!

Ce qui meurt avec le Canada historique – par opposition à la confédération multiculturelle instaurée dans un modèle strictement britannique – c’est la foi profonde, la langue authentique et l’héritage génétique de la France ancienne : l’a-t-on suffisamment dit?

Les Français et Françaises d’Amérique, ne sont rien de moins que les frères et sœurs de sang des Chouans. Ce furent en effet des Bretons, Normands, Poitevins, Percheron, Angevins et Saintongeais qui ont réussi à fusionner leurs régionalismes pour ne faire qu’un et ainsi devenir les premiers Français. Ce sont  là les origines des Canadiens français. La farce qui consiste à faire d’un résident du territoire de la province de Québec un Québécois sensément intéressé à voir cette entité administrative devenir souveraine est d’une bêtise sans nom. Si ce n’est au nom du travail cumulatif des générations issues de cette colonisation originale, toute indépendance ou toute pseudo souveraineté  est foncièrement illégitime. Elle entraînerait l’accélération  d’un génocide culturel des fils et filles descendants de la Nouvelle-France au nom de ce que l’on nous présente déjà officiellement comme une Charte des valeurs québécoises : laïcité et égalité de tous devant la citoyenneté québécoise. Il n’est même pas à douter que cette Charte aurait force de loi et qu’elle serait solennellement enchâssée dans une constitution du Québec.  Le discours que je vous tiens deviendrait indiscutablement haineux et criminel, déjà qu’il soit subversif dans les conditions actuelles.

L'arrivée des filles du roi à Québec.

L’arrivée des filles du roi à Québec.

Afin de déraciner la notion de droit ancestral, l’on a très tôt fait de s’en prendre à l’image de ceux qui ont fait le pays, question de démontrer qu’ils ne valaient pas mieux que l’immigrant type qui s’installe au Québec, armé de revendications. Historiquement les paysans furent d’abord presque tous militaires ou agriculteurs. Dans le cas des filles du roy, elles étaient dans bien des cas des orphelines issues de la petite noblesse d’épée, élevées chez les religieuses à même les deniers royaux.   Or, depuis les années 1960 –ENCORE- les historiens anglophones comme ceux du Québec moderne tentent de nous convaincre que nous sommes les descendants de bandits exilés et de putains atteintes de maladies honteuses! Quel beau geste de la part de ces souverainistes, heureux de se proclamer bâtards, et de ces anglo-saxons soucieux d’affirmer leur propre supériorité, oubliant au passage la façon dont l’Angleterre avait colonisé l’Australie (i.e. en y envoyant des forçats!) Le but de cette opération était évidemment de faire taire les prétentions de l’élite traditionnelle canadienne-française en la salissant par générations interposées.

Complaisantes, habituées à se rouler dans le purin depuis la Révolution de 1789, les foules, loin d’en prendre ombrage, sourient et s’amusent de ce nivelage par le bas. Il faut dire que brigands et prostituées sont devenus des modèles sociaux, antichristianisme oblige.

Or, à ces calomnies, nous pouvons opposer un témoin direct et impartial :

 « Il y a dans la Nouvelle-France plus de noblesse que dans toutes nos autres colonies ensemble. Le Roi y entretient encore vingt-huit compagnies de troupes et trois états-majors. Plusieurs familles y ont été anoblies, et il y est resté plusieurs officiers du régiment de Carignan-Salières, ce qui a peuplé le pays de gentilshommes ».

( Rév. Père de Charlevoix, Journal d’un voyage fait par ordre du Roi dans l’Amérique septentrionale, inscription du 22 avril 1721, p. 252. Édition de 1744)

Les officiers et les soldats du régiment de Carignan-Salières ont fait souche au Canada et il n'est pas de Canadien-français qui n'en retrouve dans sa généalogie

Les officiers et les soldats du régiment de Carignan-Salières ont fait souche au Canada et il n’est pas de Canadien-français qui n’en retrouve dans sa généalogie

Remarquons qu’à l’heure d’un égalitarisme outrancier, d’une glorification du glauque, il devient gênant d’assumer un tel lignage! Si elle était ébruitée, cette généalogie serait sûrement l’occasion d’excuses…

Outre la mémoire des ancêtres, cet assaut contre la beauté de notre héritage de la part des modernes vise aussi la langue dont nous avons hérité, laquelle ils veulent voir aseptisée, internationalisée. Le Québec, société hypocrite et faussement distincte, ne peut souffrir ce particularisme. Ici comme en France, l’on se moque immanquablement de ceux qui affirment que le vrai parlé canadien-français est celui de Versailles, de Molière et de Racine, c’est à dire du Roi soleil lui-même. Pourtant les textes sont clairs :

 « Un grand homme d’esprit m’a dit qu’il ne connaissait pas de provinces du royaume où il y eût, à proportion et communément, plus qu’en Canada, de fonds d’esprit, de pénétration, de politesse, de luxe même dans les ajustements, un peu d’ambition, de désir de paraître, de courage, d’intrépidité, de libéralité et de génie pour les grandes choses. Il nous assurait que nous y trouverions même un langage plus poli et une énonciation nette et pure, une prononciation sans accent ».

(Rév. Père Chrétien Leclerc, 1673, cité dans  Abbé Auguste Gosselin Vie de Mgr de Laval, Premier évêque de Québec et apôtre du Canada  volume II, 1622-1708 p. 109, Imprimerie L.-J. Demers & frères, 1890)

 Je ne me ferai pas d’ami en claironnant que le parlé aigu et dépouillé de nuances toniques de nos chers cousins leur vient du fait que la langue de la Cour a été remplacée par celle de la langue populaire parisienne du 18e siècle, mais il en est ainsi. C’est ce qui explique la cassure nette entre la langue parlée par un peuple qui a subit la révolution de 1789 et celle maintenue –et ayant évoluée, certes –  chez un autre qui ne l’a point connue. Par conséquent , quand un « monarchiste » comme l’animateur Thierry Ardisson se moque publiquement de « l’accent québécois », il commet une faute d’ignorance et se couvre de ridicule aux yeux de ceux qui savent. La Catholique que je suis lui a pardonné cette offense, mais l’historien en moi déplore son inculture sur ce sujet précis.

Cette promotion du Québec au DÉTRIMENT du peuple canadien-français a donc contribué à ensevelir sous le mensonge et le malaise la filiation directe et en continu entre celui-ci et la France historique, depuis Clovis jusqu’à Louis XVI. Nous subsistions et s’en était trop! Si nous fûmes demeurés possession française, des commissaires révolutionnaires nous auraient prescrit un sort similaire à celui qu’ils ont réservé à cette France de l’Ouest dont nous étions issus.  Or, à défaut de le faire alors, physiquement, les maîtres d’œuvre d’un mouvement destinés à éradiquer toutes traces de catholicisme et de tradition occidentale, s’y sont pris chez nous autrement, deux siècles plus tard. Le Québec est la forme achevée de cette révolution portée chez nous.

Le fait demeure donc : le Québec, une insulte à des générations d’hommes et de femmes qui ont sacrifié leur vie pour transmettre ce qu’ils avaient reçus. Il faut dénoncer cette horreur et œuvrer à faire redécouvrir notre histoire, laquelle on a salit de tous bords, tous côtés.

Que faire?

Étant un réaliste confiant en la Providence divine – combinaison assez inhabituelle j’en conviens- je crois pour ma part que le Canada-français peut subsister, voire renaître et triompher. L’on m’objectera avec raison que le nombre ne joue point en notre faveur, mais ne sommes-nous pas fils et filles de ces colons qui, isolés, armés de fourches et de simples fusils, ont su résister aux attaques iroquoises ou anglaises, à un contre mil? Les histoires de  Louis Hébert et de Madeleine de Verchères rendent, en comparaison, notre résistance bien peu ardue : armés d’ordinateurs, de salles de conférence, d’imprimerie, nous semblons en fait bien avantagés.

Lire, écrire, diffuser, transmettre... le devoir force au savoir qui, à sont tour, engage le devoir! Un peuple qui cesse de penser cesse d'exister.

Lire, écrire, diffuser, transmettre… le devoir force au savoir qui, à sont tour, engage le devoir! Un peuple qui cesse de penser cesse d’exister.

Car la conscientisation et la diffusion de la vérité est une condition essentielle à la victoire. Ce combat n’est pas celui de quelques Canadiens-français hasardeux et ne se confine pas à notre seule réalité locale. En tant que cibles de la Révolution, nous avons le devoir de comprendre ce que vise celle-ci, globalement, afin de l’affronter à propos et non sur des sujets secondaires, lui laissant les mains libres dans les domaines qui comptent  vraiment.

Ce combat contre le Québec est non seulement une lutte pour la Nouvelle-France, mais une guerre pour la France Nouvelle, réconciliée avec ce passé que la Révolution lui a volé pour l’amener au chaos actuel sur des hymnes au progrès répétés à satiété. Notre destin est lié à celui de la France, et je suis convaincu qu’il en va de même en sens inverse (note : je n’ai pas voulu lier cet article à certains aspects purement mystiques et prophétiques, lesquels pourront faire l’objet d’écrits futurs, mais l’idée d’une complémentarité des peuples français d’Europe et d’Amérique, est exprimée de façon récurrente dans de tels textes). Un mouvement de résistance globale doit réunir ceux qui savent que l’avenir de ce peuple, réparti de part et d’autre de l’Atlantique, réside dans les valeurs qui ont faits ses beaux jours.

Loin de moi enfin l’idée de promouvoir une utilisation de la religion à des fins politiques : il faut, inversement, nous assurer que nos objectifs sont imprégnés du respect des valeurs de la foi catholique et, par-dessus tout, de la charité. Soyons différents de ceux que nous défions. Il faut être résolu et ne point céder, mais nous souvenir toujours que nous prions Dieu de nous pardonner nos offenses « comme nous pardonnons aussi ceux qui nous ont offensés ».

J’ai ardemment souhaité exposer la question du Québec, pour en finir, comme le proclame le titre que j’ai donné à mon texte.  J’ai espéré ainsi qu’il soit  possible de l’exclure des débats futurs et de référer correctement à la réalité historique du Canada français. Je ne prétends pas avoir réussi à rédiger un article de référence d’une indiscutable autorité, mais j’espère que ces quelques lignes auront pour effet de relancer un débat dans les cercles catholiques et patriotes, autant en France que sur nos rivages.

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Épilogue

Un mauvais film…

Imaginez un instant le scénario suivant : du jour au lendemain des voisins décident de vous renommer Claude Marcoux alors que vous êtes depuis toujours Julien Lemieux. On vous salue en public en tant que Claude Marcoux, on vous téléphone en tant que Claude Marcoux, vous enfants sont inscrits à l’école sur une liste sur laquelle l’on a biffé Lemieux pour le remplacer par Marcoux: que vous le vouliez ou non, vous êtes Claude Marcoux.

Au cours des semaines qui suivent, un de vos bienfaiteurs vous aborde avec un air amical et vous annonce que, de l’avis général, les Lemieux sont des indésirables, tarés de père en fils. Béni des dieux (on ne va pas jusqu’à n’en reconnaître qu’un seul!), vous avez l’honneur d’être un Marcoux, ce qui du coup vous exclu de la controverse.  Ne sachant trop quoi penser – on ne vous en a plus laissé l’occasion récemment!- vous acquiescez.  Il n’en faut évidemment pas plus pour que vos frères et sœurs le prennent très mal!  En réaction, ils décident de ne plus vous parler et, afin de bien se distinguer de vous, prennent Dumouchel pour nouveau patronyme!

Sans même vous consulter, les nouveaux maîtres de votre destinée s’introduisent ensuite chez-vous, alors que vous êtes au lit, et entreprennent de refaire la décoration de votre domicile, démolissant un mur par ci, repeignant le salon par là, etc. Vous assistez béatement au réaménagement et c’est à peine si vous avez droit à un « à demain monsieur Marcoux » à la fin de chaque nouvelle journée de chantier.  Une fois votre maison réaménagée, et considérant le fait que votre ancienne famille ne risque plus de monopoliser la chambre d’amis, on entreprend de vous convaincre d’inviter six étrangers à vivre chez vous en permanence. Après tout, la maison est tellement grande et elle paraît désormais si vide!

Vous aviez des projets, des épargnes, des idées élaborées au fil des ans concernant votre retraite?  C’est insensé car vous ne laisseriez tout de même pas les utopies de feue Julien Lemieux influer sur le futur du fier Claude Marcoux!

Un peu ennuyé par l’emménagement de vos nouveaux colocataires qu’on ne vous a pas encore présentés, vous vous réfugiez dans le salon.  Alors que vous regardez par la fenêtre, vous voyez la famille qui a sa maison de l’autre côté du chemin : ce sont –du moins vous le pensiez! – les Peterson! Ils sont roux et parlent une langue que vous n’avez jamais comprise. En fait, pour être honnête, ils ne vous ont jamais directement adressé la parole sinon pour vous lancer des invectives que vous avez fini par saisir à force de répétition ad nauseam : « Speak white », « Shut up », « F**k off » etc.

Or, alors que vous les observez, vous remarquez que la maison des Peterson a été repeinte et décorée d’une façon telle que son extérieur ressemble désormais à s’y méprendre à votre domicile avant qu’on le réaménage. Pire, leur boîte aux lettres a été repeinte et porte la mention « The Best  familly».  À peine remarquez-vous le costaud qui sort par la porte avant de leur maison : voilà le père Best qui se pointe, traverse la rue et monte dans votre voiture, puis va la garer devant son garage!

Vous seriez presque sous le choc si ce n’était du fait que, sans doute par compassion, on a décidé de vous changer les idées, question de ne pas vous voir tomber dans la morosité : ainsi vous annonce-t-on fièrement qu’Abdel, Mafunga, Chan, Manuel, Aïsha et Khan ont tellement aimé votre douillette résidence que, fusionnels à l’extrême,  ils ont aussi obtenu le droit de se renommer Marcoux. Vous objectez timidement que vous trouvez leurs prénoms un tantinet difficile à prononcer? Bah! Un peu d’effort ne tue pas son homme : on ne peut pas tout de même pas toucher à leurs prénoms car ce serait les dépouiller de leur identité. Qui plus est, on vous fait comprendre qu’en tant qu’hôte, vous êtes sensé être  touché par cette marque d’affection profonde. Ainsi, afin de faire preuve de bonne volonté, on vous demande de retirer ce crucifix – démodé de toute façon – qui trône encore au dessus de l’arche menant du salon à la salle à dîner : Abdel, Aïsha et Khan n’aiment pas. Vos trois nouveaux parents vous disent aussi que le jambon du dimanche et les saucisses hot dog ne sont pas appropriés à leur diète et invoquent des raisons religieuses. Qui êtes-vous, après tout, pour leur imposer vos goûts personnels? Surtout qu’on ne touche pas à la religion (des autres). Votre mère vous a mieux élevé que cela pensez vous…

C’est à ce moment précis que vous ressentez un profond malaise. Une affligeante bouffée de nostalgie vous serre la gorge : « Maman… » 

Vos yeux sont humides, votre respiration affectée, vous ne souriez plus. « Maman, Louise Lemieux née Dupont ». C’est d’ailleurs son père, Daniel Dupont, qui avait bâti la maison que vous habitez et dont vous avez hérité. Cette maison dont seuls demeurent quelques murs, et la couleur de la salle de bain…

Vous décidez de noyer votre peine mais voilà, Manuel et Mafunga ont terminé la bière du frigo et Abdel, Aïsha et Khan ont demandé aux petits rouquins de la famille Best  de venir sortir ce qui restait d’alcool dans la maison : pas question pour eux de toucher à ce produit satanique!

Afin de renouer un brin avec la mémoire de vos parents et grands-parents, vous décidez d’aller faire une ballade avec vos trois enfants, question de partager des souvenirs avec les Marcoux de souche. Mais c’est peine perdue. : Charles, 12 ans, vous dit qu’il regrette mais qu’il est occupé à apprendre le mandarin en ligne afin de pouvoir converser avec l’oncle Chan, lequel parle de moins en moins français. Sa sœur, Martine, 16 ans, est sortie, à peine vêtue, pour aller faire la fête avec les neveux d’Abdel, Jamel et Ahmed, lesquels ne se gênent pas pour montrer qu’ils l’apprécient beaucoup.

Ne vous reste plus qu’une chance : votre aîné, Sylvain, 18 ans.

L’air surpris, il écoute votre proposition, puis il vous invite à entrer dans sa chambre et s’empresse de refermer la porte derrière vous deux en la verrouillant à double tour.

« Papa », vous dit-il, « je voulais te montrer ceci, mais je ne savais pas si tu allais te fâcher ». Ne sachant à quoi vous attendre, la sueur perlant sur votre front, vous le regardez se diriger vers la petite commode verte que vous aviez installée dans sa chambre alors qu’il n’avait que 4 ans. Il ouvre nerveusement le tiroir du bas, en retire une enveloppe brune de grande dimension, laquelle il vous remet aussitôt, lui aussi visiblement remué. Vous l’ouvrez, puis en retirez des photographies : vos parents, ceux de votre défunte épouse, la maison telle qu’elle était il y a quelques temps à peine! Vous n’en croyez pas vos yeux. Puis, l’air songeur, votre main explore le fond de l’enveloppe et se heurte à un objet anguleux, fait de bois. Alors qu’elle émerge du fond de ces archives secrètes, que vous devinez si chère à votre fils, vous reconnaissez la petite croix qui, des décennies durant, avait couronné l’arche menant du salon à la salle à dîner… Vous succombez à l’émotion et éclatez en sanglots. Sylvain se jette dans vos bras et vous dit « ça va aller papa, j’ai tout gardé. Rien ne sera perdu, et tout ira pour le mieux ». Le mieux… Lemieux? C’était il y a si peu de temps, et pourtant, cela semble si loin…

Drapeau dit de Carillon Sacré-Coeur, créé par l'Abbé Elphège Filiatrault, curé du village de Saint Jude...lui-même Patron des causes désespérées!

Drapeau dit de Carillon Sacré-Coeur, créé par l’Abbé Elphège Filiatrault, curé du village de Saint Jude…saint patron des causes désespérées!

LONDRES 2012 & ROBESPIERRE?

+JMJ+

Bonjour à tous et à toutes.

La famille, les vacances et les débuts du montage d’une vidéo à paraître bientôt, tout cela monopolise bien du temps. Vous aurez compris que je ne dispose pas dernièrement des heures nécessaires pour me lancer dans la rédaction de nouveaux articles.

Piqué à vif, je n’ai pu cependant m’abstenir, cette entrée étant d’actualité puisque je vous parlerai de la cérémonie d’ouverture des J.O. de Londres, laquelle s’est tenue hier soir. Mon oeil averti a repéré bien des symboles maçonniques, thématique et pays hôte obligent. Parmi ceux-ci, j’ai déjà signalé sur Twitter (@LouisAMDG) et sur ma page Tumblr (http://regnat.tumblr.com/) un détail du décor qui a pu passer inaperçu aux yeux d’à peu près tout le monde, mais qui n’en est pas moins évocateur: la colline verdoyante, parcourue par un sentier sinueux, au sommet de laquelle trône un arbre touffu. Cette pièce du décor est demeurée dans le stade du début à la fin de cette célébration de la Grande-Bretagne déchristianisée et multiculturelle. Elle est aussi la pièce la plus élevée du décor statique de la cérémonie, surplombant en hauteur la flamme elle-même, laquelle est au niveau du sol. Loin de n’être qu’un arrière plan passager, ce tumulus gigantesque a servi à faire l’étalage progressif de tous les drapeaux des pays participants.

Une colline? Un arbre? Mon cher Louis qu’y a-t-il là  de si scandaleux?  La nature verdoyante du Royaume-Uni n’est-elle pas une image de marque? En ce monde envahi par l’industrie et la technologie, n’y a-t-il pas là quelque chose de réconfortant?

J’abonderais volontiers en ce sens si ce n’était de l’image très proche de cette scène qui m’est venue en tête dès que j’ai aperçu ce bucolique étalage: la colline avec l’arbre en son sommet ressemble fort à celle, toute aussi artificielle, élevée Par Robespierre, en plein Paris révolutionnaire, en 1794. Ce bon vieux Maximilien était-il , à l’instar de Rousseau, un de ses mentor, un amant de la nature? Peut-être bien, mais le but d’une telle construction était autre puisqu’il s’agissait d’élaborer un décor sophistiqué pour la célébration de l’Être suprême, cette ‘divinité’ révolutionnaire, sortie des Loges, laquelle devait sensément remplacer le Dieu chrétien dans la France ‘épurée’.  Cet Être suprême, c’est bien celui qui se manifeste au sommet de la pyramide des Illuminati de Weishaupt, celui-là même qui s’exhibe sur le dollar américain,  entre autres choses. Il est, clament ses adeptes, celui qui règne au delà des credo, celui qui ne demande que l’on croît vaguement qu’en lui, sous la forme qui nous plaît et qui nous convient, refusant tout dogmatisme. Il est celui qui apporte la lumière au monde, le porteur de lumière, Lucifer… Les maçons anglo-saxons vous diront certes que cette description sied assez bien à leur ‘God‘, lequel est sensé être représenté par le ‘G‘ qui trône au centre du compas et de l’équerre (il n’en est rien, puisque ce ‘G‘ signifie Gnosis ou connaissance, celle des initiés s’entend).

Toujours est-il que ce ‘dieu‘ est très olympique par principe, puisqu’il convoque tous et chacun à l’union au delà des différences et à la fraternité universelle. C’est mal? Si vous interprétez ‘tolérance‘ comme charité, que vous voyez la fraternité comme une occasion d’aider le prochain, alors non, tout cela est assez joli. Mais dès lors que le tout se transforme en un appel à taire la vérité (catholique…) à valoriser dans l’égalité absolue tous les comportements, les superstitions, voire les perversions, alors le tout tourne au vinaigre et tombe dans l’hérésie. Les olympiques sont-ils donc mauvais en soi? Bien sûr que non. Mais la propagande dont ils sont l’occasion est nocive, malsaine et carrément hérétique. Le message de la cérémonie d’hier? La Grande-Bretagne est une société de loisir, sans identité spirituelle, sans peuple distinct, avec un passé mythique, lequel est bel et bien révolu.

Ceux d’entre-vous qui me connaissez savent évidemment que je ne suis pas un admirateur inconditionnel de ce pays qui a vu naître l’anglicanisme, l’impérialisme sauvage, le capitalisme et l’industrialisation omnivores. J’ai la bataille des Plaines d’Abraham et le Grand dérangement ancrés bien profondément et  il m’est difficile d’en faire fi. Au delà de toutes ces peccadilles, il faut rappeler aux lecteurs – pour autant qu’il y en ait! – que c’est d’Angleterre que s’est propagée la Franc-maçonnerie! J’estime néanmoins cependant les Anglais en tant que peuple, pour les qualités indéniables dont ils sont su faire preuve, même à travers (et malgré) cette masse négative qu’ils ont générée depuis des siècles. De grands saints sont sortis de cette nation, et d’autres viendront, c’est une certitude. Ce lion auquel le Grand monarque doit unir la fleur blanche (prophétie d’Orval) serait britannique d’origine que je n’en serais pas surpris.

Mais revenons à nos moutons. Force est d’avouer que la Chine totalitaire a donné aux jeux de Beijing un spectacle bien plus haut en couleurs et bien moins sournois quant à son symbolisme que celui de Londres. Les Chinois communistes se sont montrés en tant que Chinois communistes, il ne fallait pas de doctorat pour le comprendre. Les Britanniques quant à eux ont fait la démonstration toute en métaphores qu’ils se conjuguaient eux-mêmes au passé en tant que peuple. De jeunes noirs, de jeunes Indiens et de jeunes Musulmans représentaient l’actuel Royaume-Uni, celui qui a succédé au ‘Swinging sixties‘ qui, loin d’être une apogée a été un chant du cygne.  Bref, la blanche Albion n’assimile pas, elle s’efface. De la même façon, coupée de la vraie Foi depuis trop longtemps, elle ne convertit pas, elle apostasie. Qu’on y pense, le chef en titre de cette Église d’Angleterre est cette vieille dame aux petits chien dont on a pensé qu’il serait drôle de nous laisser croire, l’instant d’un trucage, qu’elle sautait en parachute au dessus du stade olympique! J’imagine mal un Saint Pie X ou un Pie XII se livrant au même exercice. Quant à Benoît XVI, je persiste à espérer qu’il aurait au moins une hésitation.

Je me perds? À peine… En fait, je constate. N’est-il pas logique que s’effacent peu à peu ceux qui prônent le reniement, le renoncement immodéré, le compromis sans borne et l’union au prix du suicide? Le déclin de l’Angleterre  est bien l”illustration d’une nation qui s’est compromise avec l’Être suprême désintégrateur au lieu de demeurer fidèle au Dieu unique, celui qui a confirmé en paroles et en actes la primauté de Pierre. À force de céder pouce par pouce – je ne pouvais pas utiliser une gradation métrique, thème oblige! – ces insulaires sont disparus dans un flot culturel flou, amalgamant et anesthésiant. Ce sacrifice lent et graduel d’une nation à l’identité nationale jadis aussi marquée a été consommé, puis officialisé hier par les bonzes des loges, et les drapeaux de toutes les nations sont venus se planter en hommage silencieux sur la colline érigée en l’honneur de l’Être suprême. Maximilien Robespierre, ce vertueux pisse-vinaigre, instigateur de la Terreur, n’aurait pas fait mieux.  Le monde entier a hier, sans en avoir conscience, sacrifié au dieu des Jacobins, des Illuminati, des Albert Pike et autres possédés aux visées loin d’être honorables. La séduction des âmes (et des masses) est le propre du démon, depuis le Jardin d’Éden jusqu’à nos jours. C’est avec un sourire qu’il pousse au suicide, qu’il appelle à l’apostasie, et c’est en tendant la main à tous qu’il attire vers l’enfer.

Quelle est la pertinence de toutes ces remarques? Elle constituent en fait un appel à la conversion des cœurs, à la conscientisation des âmes aux signes extérieurs du règne du Prince de ce monde et de ses acolytes. Que pouvons nous faire? Prier, pratiquer la charité, mais surtout ne pas craindre de dénoncer au besoin, de confronter le mensonge en n’ayant pas honte de notre Foi. Notre-Seigneur a dit que quiconque rougirait de Lui en ce monde serait récompensé de sa trahison en étant à son tour rejeté par LUI au jour du Jugement. Ne compromettons pas nos mœurs,  nos discours et nos idéaux par respect humain, afin de ne pas choquer, de ne pas confronter, de ne pas être ostracisés.

Le fait est simple: alors que ceux d’en face sont confortables au point de proclamer leurs antivaleurs et d’exposer leurs symboles occultes au vu et au su de tous, à grands renforts télévisuels, que faisons nous de notre Foi?    Affichons nous la croix, le Sacré Cœur de Jésus? Portons nous nos sacramentaux (chapelet, médailles, scapulaire) ou les laissons nous au fond de quelque tiroir de peur d’avoir à donner des explications? Diffusons-nous le message de Notre-Dame de Fatima? Assistons-nous à la messe dominicale? Recevons-nous dignement et publiquement les sacrements?

Comme le disait Edmund Burke, pourtant anglican, “Tout ce qui est nécessaire pour que triomphe le Mal est que les hommes de bien ne fassent rien”.

Ad Majorem Dei Gloriam,

Louis

Jesus’ Real Father Was a Rapist, Claims Hollywood – Jesus – Fox Nation

Jesus’ Real Father Was a Rapist, Claims Hollywood – Jesus – Fox Nation.

+JMJ+

Voilà que certains se sentent assez à l’aise pour scénariser un autre film blasphème inspiré directement du Talmud: Notre Seigneur Jésus Christ est représenté comme étant le produit du viol de Notre Dame par un soldat romain. La paternité juive de cette déformation satanique est empruntée au Talmud de Babylone, lequel collectionne les affirmations scandaleuses au sujet du Christ et de sa Sainte Mère.

Évidemment, The Passion of Christ a valu l’ire de la communauté Juive à Mel Gibson pour avoir représenté la Passion comme …ce qu’elle fut!  Est-il nécessaire de préciser que cette nouvelle pourriture cinématographique ne sera pas soumise aux multiples embuches de distribution auxquelles l’œuvre (brillante) de Gibson a été contrainte?

Afin de prouver l’inconfort des rabbins face au Messie, précisons qu’il est dit dans le Talmud de Babylone que ce dernier a séduit les foule par la magie, ce qui, loin de discréditer les récits des miracles des Saintes Écritures, tend à confirmer leur historicité. Le film ira-t-il jusqu’à décrire le tourment qui d’après les Juifs sont infligés au Sauveur “en enfer”, lieu ou il serait “condamné à souffrir dans des excréments bouillants”

Le monde ou le Christ peut être aussi facilement tourné en ridicule et ou sa Sainte Mère peut être aussi sauvagement humiliée est bien sous l’empire du prince des ténèbres et de ceux qui en facilitent l’œuvre.

En réparation je vous invite à réciter un chapelet en méditant les 5 mystères douloureux (l’Agonie, la flagellation, le couronnement d’épines, le portement de la croix, la crucifixion).

AMDG

Louis

«Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un très grand pouvoir sur la nature : il y aura des églises pour servir ces esprits. (…)  Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s’est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde. (…) «Ce sera pendant ce temps que naîtra l’antéchrist, d’une religieuse hébraïque, d’une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maître de l’impureté ; son père sera Ev. ; (…) ce sera le diable incarné ; il poussera des cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d’impuretés… » – Notre Dame à La Salette, 1846